IDEL

Hémochromatose : comment gérer les déchets des saignées ?

Cet article fait partie du dossier :

Hygiène hospitalière

    Précédent Suivant

Les saignées ou phlébotomies sont le traitement de référence de l'hémochromatose, première maladie génétique en France. Lorsqu'elles sont pratiquées à domicile, elles nécessitent la mise en oeuvre de procédures sécurisées incluant, entre autres, la gestion des déchets. Un élément de sécurité sanitaire et environnementale que les IDEL ne doivent pas négliger au risque d’engager leur responsabilité. Merci à la Fédération nationale des infirmiers (FNI) de partager cet article avec la communauté d'Infirmiers.com.

déchets des saignées

Des déchets de soin relatifs aux saignées et qui impliquent nécessairement une gestion rigoureuse de leur élimination.

Si l'âge d'or des saignées n'est plus, ces dernières demeurent toutefois toujours pratiquées dans quelques indications médicales dont l’hémochromatose1(héréditaire ou génétique), maladie due à une absorption intestinale excessive du fer alimentaire2 du fait d'une anomalie
génétique.

Ces saignées ainsi réalisées visent à réduire l’excès de fer dans le sang et induire de fait une diminution des dépôts dans les organes 2. Plus précisément, la phase initiale du traitement de la maladie (dite phase d'induction) a pour but d’éliminer la surcharge en fer tandis que la phase d'entretien (à vie) qui suit vise à éviter la ré-accumulation du fer. Cet acte thérapeutique sur prescription médicale peut être effectué par les infirmiers libéraux au domicile des patients ou au cabinet. La Haute autorité de santé (HAS) préconise toutefois dans ses recommandations sur la prise en charge de la maladie de n’entreprendre le traitement à domicile qu’après vérification de la tolérance, soit après la réalisation d’ au moins cinq saignées en établissement de santé ou structure de soins 3.

Une filière spécifique pour les patients en auto-traitement et les utilisateurs d’autotests Les déchets produits par les patients en auto-traitement (PAT) (diabétiques, insuffisants rénaux chroniques, malades de Parkinson…) ou par les utilisateurs d’autotests de diagnostic de maladies infectieuses transmissibles sont gérés dans le cadre de la responsabilité élargie aux producteurs (REP) par l’éco-organisme DASTRI agréé par les pouvoirs publics. Il prend en charge les objets...

Prolongez gratuitement votre lecture !

Afin de vous proposer une information et des services personnalisés, certains contenus d'Infirmiers.com sont en accès limité. Identifiez-vous pour bénéficier gratuitement de l'intégralité des articles.

Se connecter
Mot de passe oublié ?

Créer mon compte

Vous n'êtes pas encore inscrit sur Infirmiers.com ? Créez votre compte en quelques clics. C'est gratuit !

M'inscrire

Publicité

Commentaires (0)