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5ème vague épidémique : Véran étend le rappel vaccinal aux plus de 18 ans

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Epidémiologie

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Comme annoncé à l’issue du Conseil de défense sanitaire du mercredi 24 novembre, Olivier Véran, le ministre de la Santé, a pris la parole ce jeudi 25 aux côtés de Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, et de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education, afin de présenter les nouvelles mesures anti-Covid décidées par le gouvernement, élargissement du rappel vaccinal à tous les majeurs en tête, face à la cinquième vague et à la dégradation de la situation sanitaire qu'elle entraîne.

Rappel vaccinal pour tous les majeurs

Si le virus circule à nouveau, s’il circule vite, partout en France et dans le monde, notamment en raison des conditions hivernales qui favorisent sa circulation, Olivier Véran a toutefois estimé que la France était suffisamment armée (couverture vaccinale équivalente à 88 % pour les plus de 12 ans, pass sanitaire) pour que ne soit instauré aucun confinement, ni couvre-feu, ni limitation des déplacements, ni fermeture des commerces. Nous faisons le choix de concilier liberté et responsabilité, a-t-il martelé, et de passer cette cinquième vague sans recourir aux outils les plus contraignants. S’alignant sur les récentes recommandations de la Haute Autorité de Santé, le ministre de la Santé a indiqué que le rappel vaccinal serait ouvert à tous les plus de 18 ans dans les 5 mois suivant la primo-vaccination, soit 25 millions de Français, dont 6 millions l’ayant déjà reçu ; ils auront accès aux rendez-vous dès le samedi 27 novembre. La vaccination des 5-11 ans, que l'Académie de médecine recommande pour l'heure dans certains cas, n’est pas encore à l’ordre du jour. Si l’Agence européenne du médicament (EMA) a autorisé dans l'après-midi du jeudi 25 novembre l'utilisation du vaccin Pfizer pour cette catégorie de population, le gouvernement doit d'abord saisir les autorités sanitaires et le Comité consultatif national d'éthique avant de se prononcer. Si elle devait être autorisée, la vaccination des enfants ne commencerait de toute façon pas avait le début de l’année 2022 , a-t-il précisé. En corrélation avec cette politique de rappel vaccinal, les règles du pass sanitaire sont amenées à évoluer : comme annoncé, il ne sera plus actif pour les plus de 65 ans à partir du 15 décembre, et à partir du 15 janvier pour le reste de la population adulte, à partir de 7 mois suivant la primo-vaccination. Et dès lundi 29 novembre, la validité des tests PCR sera réduite à 24 heures, sauf pour les personnes cas contact et ou symptomatiques et en possession d’une ordonnance.

Masque obligatoire dans les lieux fermés

Enfin, le ministre de la Santé a de nouveau insisté sur l’importance de maintenir les gestes-barrière, victimes d’un certain relâchement, déclarant par ailleurs que le port du masque redeviendrait obligatoire dans tous les lieux fermés soumis au pass sanitaire selon un décret à paraître vendredi 26 novembre. L'obligation du port du masque en extérieur, elle, est laissée à la discrétion des préfets. Olivier Véran table également sur l’arrivée sur le territoire français du médicament oral de Merck, le molnupiravir, dont l'EMA a autorisé l'utilisation et qui pourra être prescrit par les médecins généralistes et sera réservé aux personnes les plus à risque. Si nous parvenons à mobiliser tous ces outils, si nous agissons avec responsabilité, nous pourrons franchir cette cinquième vague sans imposer des mesures de contraintes, a-t-il ajouté.

Epicentre de l'épidémie

L’Europe est redevenue l’épicentre de l’épidémie, a rappelé Jérôme Salomon, pointant un taux d’incidence qui dépasse 270 cas pour 100 000 habitants (contre une moyenne de 48 au niveau mondial), le continent représentant 67 % des contaminations. En France, le taux d’incidence équivaut à 143 cas pour 100 000 habitants et hospitalisations et entrées en soins critiques sont en hausse (8 500 hospitalisations, dont 1 483 en soins critiques). Les personnes hospitalisées sont des personnes non-vaccinées, fragiles ou immunodéprimées », a souligné Jérôme Salomon. «Les non-vaccinés sont 8 fois plus nombreux en soins critiques que les personnes vaccinées. Dont acte.

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