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Hôpital : les intérimaires continuent de coûter très cher

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Des soignants qui cumulent, ponctuellement ou régulièrement, leur activité principale avec une autre secondaire, via des vacations et/ou des missions d'intérim. Infirmiers.com avait consacré un article à ce sujet. Or, comme le relève une sénatrice LR, l’hôpital public, par manque de moyens et pour assurer la continuité des soins, continue de faire régulièrement appel à des médecins, urgentistes ou encore anesthésistes intérimaires. Le problème ? Le coût exorbitant de ces missions. 

stéthoscope instrumentation soins

C’est un peu Koh-Lanta, j’arrive dans des endroits où, souvent, je suis seule, je n’ai même pas de collègues, même pas une direction à qui parler, témoigne une infirmière. Ses missions en intérim lui permettent de doubler ses revenus.

Un demi-milliard d’euros par an. C’est ce que coûte le recours à des intérimaires hospitaliers, payés trois fois plus chers que leurs collègues titulaires. Un système qui grève le budget de la Sécurité Sociale. Or le problème ne date pas d’hier. Déjà en 2013, le député socialiste et praticien hospitalier, Olivier Véran, dénonçait dans un rapport intitulé « Hôpital cherche médecins, coûte que coûte »,  des rémunérations de médecins intérimaires grimpant jusqu'à 15.000 euros par mois et un surcoût de 500 millions d’euros par an pour les hôpitaux. La situation a-t-elle évolué en 2017 ? On dirait bien que non. La sénatrice LR Frédérique Gernaud alerte, dans un courrier adressé le 2 novembre à la ministre des Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn, à propos d’un système qui persiste avec un recours abusif aux praticiens intérimaires. L’intérim s’avère, dans un contexte de pénurie de médecins dans les services d’urgence, particulièrement lucratif, comme le souligne la sénatrice : En juillet-août 2017, les hôpitaux de la région Centre Val-de-Loire se sont livrés à une surenchère indécente pour en recruter. Des rémunérations allant de 1 800 à plus de 2 000 euros pour 24 heures de garde ont été observées. Cette anomalie aboutit à la constitution d'un corps de médecins intérimaires qui reviennent excessivement cher aux hôpitaux, et elle incite les praticiens titulaires « plein temps » à démissionner ou à se mettre en disponibilité pour se consacrer à l'intérim, plus rémunérateur. Autrement dit : rien n’a changé.

La nécessité d’assurer les gardes contraint les hôpitaux à recourir de plus en plus à des praticiens intérimaires, dont ils se disputent les services au prix fort.

La situation empireRien n’a changé depuis 2013 et pire, la situation serait même en train d’empirer, si l’on en croit un reportage à ce propos diffusé par Europe 1 le 8 novembre. Le manque criant d’urgentistes, d’anesthésistes ou de radiologues dans les hôpitaux expliquerait en partie la situation. La nouveauté, c’est que l’interim touche désormais d’autres métiers à l’hôpital, comme celui des infirmiers, explique la journaliste au micro d’Europe 1, avant de...

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Commentaires (1)

le vieux

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12 commentaires

#1

Les sociétés d'intérim médical sont florissantes

Quand on sait qui est à la tête des sociétés d'intérim médical et quels sont les actionnaires, il y aura toujours (plus de 40 ans que cela dure) une pénurie organisée de soignants dans les hôpitaux français.
Mais c'est l'omerta sur le sujet Renseignez-vous, vous serez surpris.