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L'Ordre des infirmiers se saisit de la Loi de santé

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ONI

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L'Ordre national des infirmiers a sollicité via une enquête en ligne, en ce début d'année, la profession infirmière sur le projet de loi de Santé aujourd'hui encore en phase de concertation. Que sait-elle de cette réforme conséquente à venir ? Quelles perceptions en a-t-elle ? Quel rôle devrait-elle jouer ? A-t-elle des propositions en la matière ? Alors que Didier Borniche, président de l'ONI,  rendait les conclusions de cette enquête le 12 février 2015, il a rappelé que '"l'ordre, après une période intense de "restauration", travaille aujourd'hui sereinement pour la profession" et que "les questions qui se posaient quant à sa pérennité ne se posent plus".

enquête ordre infirmier loi de santé

Une enquête auprès des infirmiers indispensable car, selon Didier Borniche, président de l'ONI : "la concertation est la clé pour construire une loi juste et utile à la fois aux patients et aux professionnels" .

Didier Borniche a rappelé que, deuxième Ordre professionnel de France avec près de 170 000 inscrits, l'Ordre national des infirmiers (ONI) a bien pour intention de porter haut et fort la parole de tous les IDE, encore trop souvent oubliés des débats de fond sur les grandes questions de santé qui les concernent. Pour faire entendre leur voix, l'ONI a donc mené une enquête en ligne intitulée « Perception et avis sur le projet de loi de santé » afin d'en savoir plus sur les attentes des infirmiers en la matière. 12 125 professionnels infirmiers salariés et libéraux y ont répondu*. À travers notre enquête, a-t-il expliqué, nous avons voulu redonner la parole à ceux qui, sur le terrain, exercent au quotidien et connaissent les besoins des professionnels comme des patients pour accompagner les pouvoirs publics dans leurs missions. Déjà, en juillet 2014, l'ONI soumettait ses propositions afin d'améliorer la prise en charge des patients dans le cadre du projet de loi de santé présenté par Marisol Touraine ; des propositions qui n'avaient guère trouvé d'écho...

12 125 infirmiers salariés et libéraux ont répondu à l'enquête de l'ONI

Enquête : ce que disent les infirmiers...L'enquête révèle ainsi que 38 % des infirmiers ont un avis négatif du projet présenté par Marisol Touraine. Alors même qu'ils sont particulièrement concernés, 32 % d'entre eux sont indifférents ce qui traduit, pour Didier Borniche, une concertation avec les pouvoirs publics insuffisante.Bien évidemment, l'enquête aborde également la délicate question de la vaccination. Ainsi, 91 % des IDE sont opposés à la vaccination...

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Commentaires (8)

yves14

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30 commentaires

#8

12125 ide

inscrits à oni? car pas vu cette enquète
pas encore disparu ce truc dont le décret d'application n'est toujours pas sorti?

Utilisateur supprimé

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494 commentaires

#7

L'ordre infirmier ne représente pas (toutes) les infirmières.

Le 17 février 2015
Une fois de plus, une fois de trop, l'ordre infirmier se trompe dans sa démarche et dans son positionnement en lieu et place des infirmières, libérales notamment. Pour mémoire, le président Borniche, bientôt retraité, et son fidèle secrétaire général Mameri, sont tous deux salariés au sein d'une profession féminine où les libérales sont de plus en plus oubliées... Il eût été plus "con fraternel" d'installer une parité à la bicéphalie ordinale infirmière !
Ce que demandent, avant tout, les infirmières libérales c'est de pouvoir vivre dignement du fruit de leur dur labeur quotidien. Sans être contre une inévitable évolution des pratiques professionnelles, elles exigent, avant toute chose, que l'on cesse par divers subterfuges et autres glissement de tâches de les réduire à la portion congrue de la prise en charge globale du patient. A coup de diffusions ultra médiatisées, non reniées, voire encouragées sinon initiées par l'ordre infirmier quand "on croise au bloc des faux infirmiers", quand on "assassine une infirmière", quand "une infirmière travaille 72 heures/jour et doit plus de 1 500 000 euros à la sécu" ou quand (la liste est très longue) un "étudiant infirmier et chef djihadiste est repéré au bout de 3 ans dans un IFSI parisien" ...
A force de vouloir s'imposer au sein d'une profession forte de plus de 600 000 professionnelles et de plus de 90 000 étudiants, alors que plus de 80% des infirmières en exercice refusent toujours, 8 ans après la publication de la loi du 21/12/2006 au JO, d'adhérer et de cotiser à cet "honni", l'ordre est - une fois de plus, une fois de trop - en décalage total avec les aspirations professionnelles des infirmières. Inévitable quand on passe son temps à harceler ses ouailles pour récupérer des cotisations et qu'en 8 années d'existence, le seul document produit par l'ordre infirmier est un code débile de déontologie qui - heureusement - n'est toujours pas publié au Journal Officiel.
Hugues Dechilly

mickaelm

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141 commentaires

#6

donc

tout un article pour communiquer sur la volonté de ....environ 2% de la population infirmière....
Mr Borniche, un petit conseil, faites attention car à vouloir porter haut et fort la parole de tous les infirmiers vous pourriez être amené à sortir de l'atmosphère et à devenir sourd....
quant aux questions concernant la santé qui nous concernent, personne ne vous l'a sans doute dit, mais en fait on n'en veut pas de l'ordre....
quant aux praticiens avancés et autres expertises autoproclamées, j'invite tous les infirmiers soucieux de la défense des soins infirmiers de base ainsi que de la liberté de penser, normalement inhérente à la définition du rôle propre, à s'y opposer. Le praticien avancé s'avancera surtout pour exprimer ses connaissances acquises par le biais de formation dont la légitimité des intervenants est plus que discutable, en se basant sur le bienfait des données probantes et autres recherches, ce qui au passage piétinera allègrement les changements qui doivent être portés par les équipes elles-mêmes....

Utilisateur supprimé

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494 commentaires

#5

Police ? Vous avez dit police ?

Cela me rappelle le lapsus très révélateur de mme Pecnard bras droit armé de l’oni, je cite « Il faut que les gens sachent ce que nous faisons et sommes les seuls à pouvoir faire, les inscriptions au tableau, la police dans nos rangs au travers de nos chambres disciplinaires. L’Ordre est garant de la moralité des professionnelles”, énumère-t-elle. “Le changement, c’est aussi que nous avons une réelle volonté de dialogue et d’ouverture ».

Borniche a écrit : "Nous pourrions obtenir une publication avant l'été, le Code de Déontologie se substituerait alors aux règles professionnelles en cours et s'appliquerait à tous".

Articles du cede pour l'instant avorté :

ARTICLE 1

Les dispositions du présent chapitre constituent le code de déontologie des infirmiers. Elles s'imposent à tout infirmier inscrit au tableau de l'ordre,


ARTICLE 2

Tout infirmier, lors de son inscription au tableau, doit déclarer sur l’honneur et par écrit au conseil départemental de l'ordre qu'il a pris connaissance du présent code de déontologie et s’engager à le respecter.

execho

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188 commentaires

#4

le corporatisme contre le syndicat revendicatif.

En aucun cas un ordre professionnel ne peut être considéré comme un organisme représentatif avec capacité de négociation.C'est un organisme corporatif à inscription obligatoire pour surveillance des inscrits.Historiquement,la prise en charge des intérêts matériels et moraux des salariés est assurée en France par les syndicats.L'ordre infirmier est imposé sous prétexte de protéger les patients;l'opinion des infirmiers c'est la non inscription.Le referendum a eut lieu.L'ordre peut bien crier "vive la liberté",ou "respect pour les infirmières",cela ne change rien à sa nature de police .Nature dont elle est fière.

eusèbe

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497 commentaires

#3

La question (2)

Pourquoi l'ordre infirmier ne fait-il pas un référendum à propos de son existence ? Cela aurait le mérite de clarifier la situation et de savoir, si oui ou non, les infirmiers veulent être représentés par ce genre d'organisation à inscription obligatoire.

Mais quand on a peur de la réponse, on ne pose pas la question...

execho

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#2

la question...

est celle de l'unité contre le pacte de responsabilité,la loi santé,pour les salaires et l'indépendance des organisations syndicales dont le point de vue est la revendication et non pas la participation aux plans gouvernementaux qui eux sont basés sur toujours plus de sacrifices pour tous les salariés .Le reste est baratin d'un organisme boycotté massivement.Comptable de se battre et non de gagner,on garde le moral et la confiance dans le bon sens des infirmiers.Bisous si je peux me permettre Eusèbe.

eusèbe

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497 commentaires

#1

Sombre avenir

Après avoir été offerte au banquiers, la profession infirmière est cédée aux médecins et politiques pour le seul intérêt d'une oligarchie uniquement soucieuse d'elle-même.
Il est grand temps que les progressistes et les défenseurs d'une profession non assujettie par le dogme ordinal se réveillent sous peine de sombrer dans un sombre avenir.
Heureusement que pour certains (et moi en particulier), la retraite n'est plus une chimère mais une proche réalité : en terminer avec cette profession sera un immense soulagement.
Il est toutefois encore temps de réagir...