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Télésoin : "c’est dommage de ne pas recourir aux infirmiers qui sont déjà sur le terrain"

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La télémédecine restée jusqu’alors à l’état embryonnaire en France commence à se faire doucement une place dans notre système de santé. Vues comme une alternative pour pallier les déserts médicaux, notamment dans les territoires ruraux, ou comme une déshumanisation des soins, certaines expérimentations récentes ont apporté des résultats encourageants, et les infirmiers n’y sont pas étrangers.

Télésoin : "c’est dommage de ne pas recourir aux infirmiers qui sont déjà sur le terrain"

"On n’a pas besoin d’inventer une usine à gaz, tout ce qu’il faut faire c’est reconnaître le travail des infirmiers".

L’Assurance maladie vise 500 000 actes de téléconsultation en 2019 et 1 million en 2020, un objectif très ambitieux qui semble inatteignable sans la collaboration des infirmiers. D’autant plus que, pour l’instant, la réalité est tout autre : 8000 actes ont été comptabilisés sur les six derniers mois, toujours d’après la CNAM. Si le projet de loi Ma santé 2022 avait parmi ses objectifs de donner un coup d’accélérateur au développement de la télémédecine, au vu de ce constat, pas sûr que cela suffise. Même si, certains acteurs de terrain sont déjà très engagés dans ce domaine. Certains d’entre eux ont d’ailleurs récemment fait part de leur retour d’expérience lors d’un focus sur la santé numérique de demain organisé fin mars par le Groupe Profession Santé (dont le site infirmiers.com fait partie).

Parmi eux, le député du Loiret et professionnel de santé Jean-Pierre Door qui a mis en place une Association de télémédecine dans sa circonscription pour pallier le manque important de médecins généralistes (son canton faisant partie des zones les plus sous-dotées). On est passé d’une centaine de médecins à 55 sur un territoire de 140 000 habitants. On est passé de 15 000 appels aux services d’urgence il y a 8 ans à 60 000 aujourd’hui. De plus, 57% des personnes qui arrivent aux urgences n’ont pas de motif réel médical pour s’y rendre. Ils y vont pour de la bobologie ou un simple conseil, relate le député. Au vu de la situation, le parlementaire a décidé de créer une association de télémédecine avec des élus locaux. Dans les trois mois qui viennent, cette association réunira une dizaine de commune, la région ayant financé le matériel nécessaire au projet :  doppler, webcam, électrocardiogramme portatif, laryngoscope…

Néanmoins, les patients veulent quand même être reçu en téléconsultation par une "blouse blanche" et cette blouse blanche nous l’avons trouvée chez les infirmiers, souligne Jean-Pierre Door. Il y a 130 infirmiers sur le territoire, et sur la base du volontariat 5 ou 6 infirmiers libéraux ont fait le choix, en plus de leur travail, de se former en pratique avancée  pour ensuite pratiquer dans ces cabinets de téléconsultation. Ces soignants sont, d’autre part, formés tous les mois via...

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