AU COEUR DU METIER

Le décret sur les infirmières de pratique avancée se fait toujours attendre

Cet article fait partie du dossier:

Compétences infirmières

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C'était une première : les infirmiers de pratique avancée ont inauguré leur journée nationale ce 1er décembre 2017 à Paris. Nombreux sont ceux qui ont fait le déplacement pour assister à l'événement. Et pour cause, les principaux acteurs impliqués sur le sujet sont intervenus, notamment Florence Ambrosino, infirmière de pratique avancée et membre du Comité de pilotage du GIC Repasi ou le Dr Michel Varoud-Vial représentant de la DGOS, qui a souhaité donner quelques éléments sur le décret à venir.

Make a difference

La première journée nationale de l'infirmière de pratique avancée s'est déroulée le 1er décembre dernier. Un pas de franchi vers l'évolution de la profession.

C'était le 1er décembre à Paris, la « première journée nationale de l'infirmière de pratique avancée » (JNIPA), et jour de la Sainte Florence , « un hommage à Florence Nightingale », tient à préciser Florence Ambrosino. Un événement qui permet de mobiliser les acteurs concernés et de rendre visible la pratique avancée. Cette journée marque une transition, les IPA se révélant une stratégie prometteuse face aux défis de santé publique au vu des expériences positives observées dans d'autres pays, explique Christophe Debout, responsable pédagogique IFITS (Institut de Formation Interhospitalier Théodore Simon). Mais surtout, c'est aussi le moment de faire le point et de clarifier ce qu'est une IPA, une appellation qui suscite toujours la méfiance au sein des professionnels de santé. Mais on attend surtout des nouvelles fraîches de la DGOS, souligne Florence Ambrosino, en se tournant vers le Dr Varoud-Vial, conseiller soins primaires et professionnels libéraux,venu parler du fameux décret tant attendu qui fixera les conditions d'exercice des infirmières de pratique avancée.

Valoriser la pratique avancée au sein d'une équipe de soins

Un décret qui n'en finit pas d'être finalisé. Nous sommes aujourd'hui en phase de cristallisation des textes de réglementation de la pratique avancée, un sujet qui a pris un peu de temps, débute le Dr Varoud-Vial. Il est vrai que cela fait un an que ce décret est en phase d'écriture, des moments d'échanges et d'informations réciproques qui vont probablement conduire vers une issue favorable. On l'espère ! Si le texte n'est pas encore totalement achevé, le représentant de la DGOS a donné...

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Commentaires (5)

loulic

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258 commentaires

#5

@ titom974

Prendre en exemple les usa ou le royaume unis en matière de santé c’est assez mal venu au vu de la situation sanitaire déplorable de ces deux pays et de l’inegalite d’acces aux soins qui y est institutionnelle.

titom974

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4 commentaires

#4

Infirmière de pratiques avancées à reculons!

La France n'à que 37 ans de retard sur le sujet par rapport à l’Angleterre! , Par rapport aux USA et la Nouvelle Zélande n'en parlons même pas!...Alors même qu'en Suisse et ailleurs on voit émerger les pratiques avancées.

J'avais pas mal suivi le sujet avec enthousiasme au début lors de la création des 1 ers Masters Cliniques à Marseille et ailleurs.
Mais aujourd'hui après lecture de l'esprit général de ce qui animera l'écriture de ce décret, il y'à pour moi de nombreux freins à l'installation de véritables IPA en France :

1/ L'IPA sera toujours coordonné par le médecin donc toujours sur le modèleactuel du modèle médical Français: le médecin procède à l'examen clinique pour établir son diagnostic et prendre les décisions thérapeutiques. L'infirmier aura t-il le droit de partager avec lui le sacro-saint stétho pour l'auscultation pulmonaire et cardiaque et émettre des hypothèses cliniques? c'est probable mais la mutation des mentalités prendra au moins 10-15 ans. Donc actuellement il n'est pas prévu de 1er Recours pour les IPA dans les déserts médicaux! dommage..

Perso : J'avais à une époque pas si lointaine essayé d'argumenter auprès de plusieurs médecins dans mon service pour que l'on ait accès à une formation continue sur l'examen clinique, ça c'est soldé par une formation informatique à la place, alors même que les textes prévoient que l'infirmier Bac +3 sache effectuer un véritable examen clinique. Donc légalement on peut le pratiquer mais dans la réalité de notre système de soins il y'à une négation de notre rôle clinique. Pour cela je pense que nous avons tous une part de responsabilité :

1- En IFSI car on n'enseigne pas l'examen clinique et l'auscultation sur un mannequin ou participant et on ne le fait pas pratiquer en stage ni on ne l'évalue; ( en comparaison avec le Quebec où les Cégep et autres l’enseigne et le font pratiquer)

2- L'ONI qui ne fait pas la promotion de cette pratique qui serait pourtant une solide base de notre autonomie;

3-Les IDE..

mickaelm

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141 commentaires

#3

et oui

il est très intéressant de lire les deux commentaires précédents, car on y voit la "justification" de l'IPA comme la reconnaissance des compétences cliniques des IDE. Et quoi de plus paradoxal que de vouloir une nouvelle profession pour en reconnaitre une autre.
Quant aux arguments concernant l'évolution nécessaire du système de soin, ils sont justement ce qui fait que les IDE ne "comprennent pas" ou se "sentent trahies".
Il ne s'agit pas de craintes déraisonnables car qu'est-ce que la raison ici? le constat de dysfonctionnement du système est raisonnable, voici au moins une vérité partagée. Alors même que notre système de santé est un des plus performants au monde, certain(e)s proposent que nous empruntions à d'autres systèmes moins performants, des façons de faire. N'est-ce pas ceci qui est déraisonnable? Les souffrances actuelles que nous connaissons sont des faits consécutifs de politiques menées par des experts qui nous expliquaient que nous ne savions pas.
Aujourd'hui on nous propose des "solutions" étrangères à notre réalité contextuelle et culturelle. N'aurait-il pas été plus raisonnable de donner les moyens aux compétences existantes de pouvoir pleinement s'exprimer? N'aurait-il pas été plus judicieux de donner la possibilité aux IDE qui ont déjà pour un grand nombre des DU de pouvoir exprimer ces nouvelles compétences?
Il ne s'agit pas de nous "rassurer" face à "de fausses impressions de trahisons" dues "à des craintes déraisonnable"...il s'agit d'une analyse (excusez nous) différentes de la problématique et des solutions à apporter.

SCHUSTER

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13 commentaires

#2

il est temps !

Je suis entièrement de votre avis N Sanchez.

Cette nouvelle spécialisation est désormais nécessaire au regard de l'évolution de notre système de santé et des défis qui nous attendent (maladies chroniques, déserts médicaux etc.)

Il est en effet surprenant que les lobbys médicaux persistent à jouer à l'autruche en jouant à ce point sur les mots. L'IDE possède depuis plus de 30 ans un rôle propre et la première de ses compétences concerne bien le versant clinique !

Ceci dit, nous devons également envisager rapidement une révision et une actualisation profonde du Décret de compétences de tous les IDE car il n'est absolument plus en adéquation avec la réalité du terrain et surtout, l'évolution des techniques et des technologies !

N Sanchez

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10 commentaires

#1

Restons "vigilants et confiants"

Bonjour,
Les infirmiers de pratiques avancées ne sont, à mon sens, que le début de la mutation indispensable de la profession d’infirmier pour répondre
aux besoins de la population.
Pourtant, à lire certaines lignes, il semble dommage que les Infirmiers de PA restent dans le carcan obsolète des auxiliaires médicaux.
Ils ne pourront intervenir qu’après orientation d’un médecin...
Ils pourront pratiquer un examen clinique... mais n’est-ce pas déjà une des compétences des infirmiers DE dans le cadre de la surveillance clinique ?
Dommage que l’on ait encore tant de mal à reconnaître que les infirmiers ont un rôle propre et autonome tout en travaillant au sein d’une équipe de soins dans le seul but de l’amélioration de la prise en soin des patients. Il semble indispensable que nous restions "vigilants et confiants".
Bien confraternellement.