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Mobilisation - L'hôpital attend toujours "des annonces fortes"...

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Des représentants du ministère des affaires sociales et de la santé ont reçu mardi 7 mars, jour de la mobilisation nationale, une délégation de la CGT, FO et SUD en parallèle de leur journée d'action, mais plusieurs syndicalistes ont déploré de ne pas avoir entendu de réelles annonces, idem pour le collectif infirmier...

manifestation hôpital Paris

Rien de nouveau, ni de précis du côté des tutelles pour répondre au malaise des hospitaliers...

Le mouvement du mardi 7 mars 2017 a été initié par ces trois syndicats, puis a reçu le soutien d'autres organisations, notamment des fonctions publiques territoriale et d'Etat, d'infirmiers ou de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. Dans la fonction publique hospitalière (FPH), le taux de grévistes en fin de journée était du même ordre que le 8 novembre 2016, à 9%, selon le ministère. Des manifestations avaient lieu dans une quarantaine de villes de France. Celle de Paris a rassemblé 10 000 à 12 000 personnes selon la police, et 30 000 d'après FO, beaucoup plus qu'en novembre. Des membres du cabinet de Marisol Touraine et de la direction générale de l'offre de soins (DGOS) ont reçu la CGT, FO et SUD en fin de matinée, ont rapporté Mireille Stivala, secrétaire générale de la CGT santé-action sociale, et Denis Basset, le secrétaire général de la fédération FO santé, Denis Basset. On espérait des annonces fortes mais il n'y a presque rien de neuf depuis le 8 novembre, a balayé Mireille Stivala. Le ministère avait alors annoncé l'élaboration de la stratégie pour la qualité de vie au travail et diverses mesures en faveur des infirmiers portant notamment sur l'extension de leurs compétences vaccinales. Mardi, le ministère s'est dit prêt à regarder certains régimes indiciaires (comme celui des orthophonistes, encore en cours de discussions), et certains aspects de la catégorie C, concernant en particulier les aides-soignants, a relevé la responsable cégétiste. Il pourrait s'agir de revaloriser la "prime Veil" de 15 € dont les aides-soignants bénéficient depuis 1975, ou encore leurs indemnités de nuit. Mais à ce stade, il n'y a rien de très précis, a-t-elle regretté. Denis Basset a confirmé ce constat, ajoutant qu'il n'y a ni montant ni date sur la table. Surtout, il reste peu de temps pour avancer avant les élections, car la dernière séance du Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière (CSFPH) est prévue jeudi 16 mars. Au-delà, un éventuel texte ne pourra plus être présenté avant le prochain gouvernement.

Quant à la qualité de vie au travail, des travaux ont lieu sous l'égide du ministère. Edouard Couty, chargé d'une mission dans ce domaine, poursuit ses auditions jusqu'au mercredi 22 mars en terminant par celle de FO, a indiqué Denis Basset. Ses propositions restent inconnues à ce stade et on ne sait pas encore quand il les dévoilera, a noté le syndicaliste. Dans tous les cas, la réponse du ministère n'est pas à la hauteur du ras-le-bol généralisé des professionnels, a estimé Mireille Stivala, jugeant que les prises en charge des usagers sont mises à mal par les politiques menées. La seule réponse du ministère à nos revendications, mardi, a été de nous dire que le gouvernement avait trouvé le pays en quasi-faillite en 2012, et que l'hôpital avait donc dû participer à l'effort, a résumé Denis Basset, dépeignant une mandature loupée et cinq ans de perdu. L'intersyndicale réclamait notamment l'abrogation des lois hôpital, patients, santé et territoires (HPST) et de modernisation de notre système de santé, l'abandon de la territorialisation de l'offre de soins, des groupements hospitaliers de territoire (GHT), des restructurations et du plan d'économies triennal, l'arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes, ou encore la fin des enveloppes limitatives.

Une manifestation parisienne qui a rassemblé 10 000 à 12 000 personnes selon la police, et 30 000 d'après FO, beaucoup plus qu'en novembre. Le collectif infirmier et l'ordre national des infirmiers interpellent les candidats aux électionsPar ailleurs, la quinzaine d'organisations du collectif infirmier, qui s'est déjà mobilisé en novembre et en janvier, ont défilé dans le même cortège que l'intersyndicale, réunissant un peu moins de 200 représentants, a-t-on constaté mardi. Le collectif...

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